Le traitement, le stockage et la sécurisation de vos données de santé au cabinet médical; le DMP et l’ordonnance numérique; le binôme infirmière assistante / médecin.
- le rôle de la carte vitale
- le stockage du dossier
- la traçabilité
- L’organisation des données
- le binôme infirmière assistante médicale / médecin
Le rôle de la Carte Vitale
Sa fragile puce n’est pas le support de vos données de santé : elle ne contient que vos nom, prénoms, date de naissance et le type de vos droits avec leur date de fin de prise en charge;
Cette carte vitale vous est demandée en début de consultation pour servir de détrompeur en permettant d’ouvrir le bon dossier en cas d’homonymie et, si vous êtes nouveau patient, pour créer un dossier médical sans ressaisir les données d’état civil qu’elle contient : gain de temps, pas d’erreur.
Vous pouvez aussi vous servir de l’application carte vitale en présentant votre smartphone au lieu de donner votre carte : le progrès ne cesse de nous dématérialiser !
Traçabilité des accès et organisation des données
Les accès aux dossiers sont traçables, les données consignées juridiquement opposables, (depuis longtemps).
Le logiciel utilisé pour recueillir, coder, agencer, présenter vos données sous forme de synthèses et les stocker cryptées s’appelle Médistory, version 4 (Prokov Éditions), un des tout meilleurs (les options prises pour le stockage comme la qualité de la présentation des données pour le praticien en témoignent), et ce logiciel a du reste été le premier labellisé dans le cadre du Ségur de la santé. Il permet aussi l’accès à votre espace numérique de santé ; celui-ci étant règlementé, votre accord est requis la première fois.
Accès à votre espace numérique de santé, DMP, Ordonnance numérique
Les logiciels métiers labellisés Ségur permettent l’accès à votre espace numérique de santé.
Après avoir validé votre identité, le médecin peut, avec votre accord, déposer sur votre DMP une synthèse médicale du dossier et tout document dont il est l’auteur (ECG par ex). Si vous accordez au médecin le droit d’accéder aux produits effectivement délivrés en pharmacie (!), il peut alors émettre une ordonnance numérique. Le pharmacien ne scanne plus votre ordonnance papier pour l’envoyer à la Caisse, et bénéficie lui-même d’une meilleure traçabilité de la prescription.
Où vos données
sont-elles stockées ?
Pas dans le « cloud », accès lointain, parfois problématique (pensons aux cables qui avaient été coupés en région parisienne), sur des serveurs qui ne sont pas exempts de grosse panne (un immeuble entier a brulé récemment près de Strasbourg, chez l’hébergeur OVH…).
L’environnement logiciel choisi permet que les données soient fortement cryptées et stockées de manière très redondante et sûre : d’abord sur chaque périphérique (6), synchronisées en tâche de fond sur un serveur à faible consommation, secouru par un onduleur, derrière un pare feu… et près d’un extincteur.
Ce serveur vérifie en permanence l’intégrité des données, et les synchronise (en VPN) sur deux serveurs miroirs distants, situés en deux lieux différents.
Sur aucun des serveurs les données ne sont lisibles, seules leur gestion et leur disponibilité sont assurées.
De plus, chaque poste praticien utilise préférentiellement son propre fichier en local, fichier lui-même synchronisé en permanence en arrière-plan avec le serveur, et chacun de ces fichiers est une sauvegarde en soi… de quoi ne pas trop s’inquiéter.
Un véritable
travail de bénédictin !
Malgré – grâce à – un logiciel très performant, il reste beaucoup de travail à faire pour le praticien : le nombre de documents augmente fortement pour un patient (résultats de laboratoire et d’autres examens complémentaires, courrier de spécialistes…) De chacun de ces documents il faut tirer l’essentiel, le signifiant, le surligner, considérer l’évolution des paramètres biométriques, renseigner précisément les antécédents, ce qui explique le temps passé les yeux rivés sur l’écran pendant la consultation.
Pour utiliser une expression ancienne c’est un véritable travail de bénédictin, un des rôles du « médecin traitant ».
L’atout du binôme Infirmière-assistante médicale / médecin
Aspect majeur du fonctionnement du cabinet, le binôme assistante médicale infirmière / médecin, servi par le programme architectural du cabinet.
L’infirmière accueille le patient, contribue à fluidifier la file d’attente autant que nous le pouvons ; elle apporte son temps d’écoute aux souffrances et prépare le travail du médecin, qui se centre ainsi plus vite sur… la médecine. La consultation dure en moyenne entre 15 et 20 mn, et risque toujours d’être laminée par les contraintes administratives et informatiques.
L’infirmière assistante connaît le fonctionnement du cabinet et assure un meilleur passage de relais avec un(e) remplaçant(e). Par contre, elle ne fait pas les prises de sang, ni ne délivre d’ordonnance pharmaceutique sous sa responsabilité.
Travailler en binôme avec une infirmière sur un programme architectural dédié offre au médecin – au patient… – le travail d’une équipe, soudée pour donner le meilleur d’elle-même.
Sur la ligne de crête du soin primaire, aujourd’hui et demain, c’est une évolution majeure.